Les Mots Et Les Choses De La Vie...

Geneviève

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Pas le droit à l'ignorance... La politique de l'autruche...
Heureusement, il existe des Associations, comme l'U.N.A.F.A.M, avec des bénévoles compétents et dévoués qui nous accompagnent dans cette maladie, nous appuient, nous conseillent.
Mais elles sont peu nombreuses, cela n'est pas suffisant ! 
Hélas encore, beaucoup de familles concernées, ignorent leur existence et par pudeur, pour ne pas déranger, restent dans l'isolement.
Faut-il circuler dans les villes avec un haut parleur, pour que les gens sachent qu'on peut les aider ?

 
"Cacher la misère pour qu'elle soit oubliée ne sert à rien
Car plus grande elle est quand elle refait surface..."
Le Cri !
 
Prise en charge imparfaite, négligence concernant le suivi
des Malades Psychiques dans certains hôpitaux...

 
Mercredi 7 décembre 2011
Début octobre 2010, nous quittâmes la Région Parisienne, notre Val d'Oise, pour nous installer en Charente Maritime.
Nous avons vraiment été séduits par cette jolie région remplie d'histoire et que de choses intéressantes à y découvrir...

Malheureusement, une grosse déception nous attendit à l'arrivée, lorsque nous contactâmes le Pôle de psychiatrie de l'Hôpital dont nous dépendions pour le suivi de la maladie psychique de notre fils.
Nous avions simplement changé de département, nous étions toujours en France et pourtant...

C'est dans un appartement H.L.M très désuet qui aurait bien besoin d'un rafraichissement et de plus complètement excentré de l'hôpital que se déroulent les consultations.
L'escalier de l'immeuble aurait besoin d'un bon nettoyage aussi.
Dans les locaux et notamment dans la salle d'attente, le rideau est décroché de la tringle depuis des mois.

L'hôpital de Jour est pratiquement inexistant (pavillon des années 1950 réquisitionné comprenant quatre patients).


Le manque de moyens financiers existe mais indépendamment de ce problème, on pourrait penser que les psychiatres de la consultation de psychiatrie sont des professionnels compétents faisant preuve d'humanisme.
Hélas, NON !
Et quelle est leur politique ?
Leurs méthodes et leurs réactions nous laissent, mon mari et moi très interrogateurs...

"Apprécier les gens pour ce qu'ils sont humainement et non pour ce qu'ils représentent"
Eh bien, cette expression ne veut plus rien dire, dans ce cas présent et je trouve que c'est lamentable.

Le psychiatre qui reçoit notre fils n'est absolument pas coopératif déclarant tout simplement, qu'ici, le système est ainsi, c'est comme ça...
Il préfère, a choisi d'IGNORER !
Refus catégorique de recevoir les familles, la barrière est infranchissable !
(Il a décidé de mettre les parents au placard).
Refus de les appuyer par des justificatifs qui pourraient les aider à placer leurs proches malades psychiques dans une structure, Esat ou autres...
La consultation ne dure pas plus de cinq minutes, le psychiatre se contente simplement de rédiger la prescription du renouvellement des médicaments.
Intervalle trop long entre deux entretiens.

Le secrétariat n'est pas toujours conciliant, n'hésitant pas à refouler très indélicatement les familles, ajoutant à leur chagrin un sentiment de frustration et de révolte face à une incompréhension aussi ridicule.
Pourtant ce sont les parents qui assument seuls et complètement la maladie psychique de leur proche, devant se professionnaliser, par manque d'accompagnement etc...

A NOTER également... Pas de permanence psychiatrique au Service des Urgences.

Tout ceci se rapproche de la MALTRAITANCE envers les malades psychiques et leurs familles.

La psychiatrie de cet Hôpital est bloquée sur des méthodes arriérées, laissant cette grave et terrible impression que les choses ne sont pas prêtes d'évoluer à ce sujet.
Mais qui sont ces hommes-là ?
Quelles est cette politique ?
C'est vraiment effrayant !
Surtout quand on se met à penser que les années passent vite...
Et qu'un jour, nous ne serons plus sur cette terre pour aider notre fils malade psychique.


Je ne veux pas abandonner, pour l'amour et le bien-être de notre fils Eric mais aussi au nom de tous les malades psychiques, de leurs familles désespérées se trouvant dans cette situation, plongées dans ce contexte effroyable, difficile et incompréhensible.

La maladie psychique est comme n'importe quelle autre maladie.
Elle doit être traitée dans le respect et la dignité.
Septembre 2012

Transfert des locaux de la consultation de psychiatrie de l'hôpital de notre région dans un endroit récent, refait à neuf.

Les malades psychiques seront accueillis de manière plus décente à présent.

Tout ceci n'est qu'une façade.
De nombreuses choses à changer, à reconsidérer, afin que la maladie psychique soit prise en charge dans des conditions correspondant à ses attentes.

A suivre....

.Espoir que les psychiatres de l'hôpital évoluent vers plus de coopération avec les familles des malades psychiques.

.Une permanence psychiatrique aux urgences de l'hôpital sera-t-elle mise en place ?

.Un vrai hôpital de jour avec du personnel qualifié, proposant des activités, (pouvant contenir suffisamment de patients sortant d'hospitalisation psychiatrique avec un traitement) est-il en projet ?
Les malades psychiques ont besoin d'être stimulés au quotidien, il faut leur redonner confiance et pour cela, ils doivent être bien encadrés, ne pas se retrouver de nouveau dans l'isolement à leur sortie d'hospitalisation.
 


Septembre 2013

La vie continue...
Eric va bien, c'est un amour.
C'est un garçon attentionné pour ses proches, est toujours content d'un rien.
Quelqu'un de vraiment pas compliqué.
Son père et moi sommes heureux de le sentir plus serein.

Les enfants sont vraiment ce que l'on a de plus cher !

Octobre 2014

Voilà quatre ans que nous sommes installés en Charente Maritime.
Eric prend la vie comme elle vient, nous ne le voyons jamais de mauvaise humeur, il est égal à lui-même.
Il continue son suivi en C.M.P avec le même psychiatre et les échanges qu'il a avec lui lors des consultations se déroulent assez bien.
Nous n'avons toujours pas été reçu par cet homme, nous aurions bien aimé... C'est comme ça !
Son secrétariat est plus aimable à présent, les choses se passent mieux...

Notre fils n'a toujours pas de place en E.S.A.T.
Il aurait pu peut-être obtenir un accueil mais pour cela, il faudrait qu'il parte la semaine en raison de l'éloignement.
Eric ne veut pas, cela l'effraie, le perturbe. Il veut rentrer chaque soir auprès de nous.
Alors, nous ne l'obligeons pas, nous n'insistons plus ; cela nous contrarie. 
Espérons un hébergement plus près.

Pourtant, nous savons qu'un jour, nous serons très âgés et là, nous devrons faire ce qui est le mieux pour Eric.
Pas simple... Cruel aussi !


Le cancer du sang de son frère l'a beaucoup affligé.
Il sait aussi que nous sommes constamment inquiets car la guérison de Tony sera longue...
Eric a peur de nous perdre aussi, ça je l'ai bien compris.
Il affectionne énormément sa grand-mère (ma petite maman qui va avoir 89 ans) et dont la dégénérescence du cerveau s'aggrave.
En fait, depuis que nous avons quitté la région parisienne, Eric ne veut plus s'écarter de sa famille.
Il nous renvoit sans cesse gentillesse et tendresse.

Plus les années passent et plus je deviens une écorchée vive, une mère dont le coeur souffre terriblement.
Mes deux fils sont dans la tourmente. L'un avec la maladie psychique, l'autre avec le cancer du sang.
Et je vois maman qui décline chaque jour un peu plus.

J'ai compris aussi qu'il y avait des choses contre lesquelles, malheureusement, on ne pouvait rien !
Ma colère contre une société remplie d'injustices existent toujours mais je suis fatiguée, lassée...

Mardi 22 mars 2016
Eric est heureux... Car son frère Tony demeure depuis quelques semaines auprès de nous, dans un petit appartement sympa. Quel soulagement !
Tout se passe bien avec son psychiatre qui semble bien le connaître à présent.
En fait... Contrairement à l'année 2010 (lors de notre arrivée), je trouve que cet homme est rassurant, agréable. Tant mieux pour Eric qui se sent en confiance avec lui, quand il se rend à sa consultation.

Lire ce magnifique livre écrit par mon amie Dominique Laporte, une femme admirable, une battante !
Mais une maman au coeur blessé à jamais, son fils Xavier, est décédé dans des conditions tragiques, il s'est éteint pour toujours à l'âge de 33 ans...

"Mon Fils Schizophrène"


Interview de Dominique Laporte
Par Anne Marie Engler (Annecom)
Témoignages courageux, chargés d'émotions...
1ère Partie

2ème Partie

Reportage par Olivier Delacroix



Une vidéo que j'ai réalisée... Une réalité...


U.N.A.F.A.M Nationale (Union Nationale des Amis et Familles De Malades Psychiques) :
www.unafam.org/

 
 
 



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