Les Mots Et Les Choses De La Vie...

Geneviève

(Des publicités apparaissent sur cette page... Désolée, je n'en suis pas responsable).
 


Mes récits étant très longs, vous pourrez en lire la suite,
à l'aide de la pagination apposée au bas de chaque page...

 

 
MON FILS ERIC ATTEINT PAR LA MALADIE PSYCHIQUE...
NOTRE HISTOIRE... (Qui ressemble peut-être à la vôtre)...

Mes fils sont mes deux amours...
Le plus jeune est atteint par la maladie psychique depuis l'adolescence.
Il était déjà malvoyant (ayant contracté la Toxoplasmose pendant ma grossesse).
Auparavant, il a eu une scolarité très satisfaisante en primaire et pendant les trois premières années de collège.

C'était un enfant joyeux, intelligent, créatif, studieux mais sensible.
Quand les premières manifestations de la maladie sont apparues, nous pensions qu'il s'agissait d'une mauvaise crise d'adolescence.
Après quelques années, les médecins ont décelé des symptômes schizoïdes, probablement dûs à la Toxoplasmose.

Il est allé d'hospitalisation en hospitalisation car il a été difficile de trouver le traitement approprié, en raison d'un adénome qui s'est installé dans son hypophyse, à la suite de la prise de Solian, destiné à apaiser sa Maladie Psychique.
Cette tumeur bénigne produit de la prolactine quand les neuroleptiques courants sont utilisés pour soigner Eric ; ce qui risquerait donc de faire grossir cette tumeur et cela deviendrait dangereux.
Il a donc très souvent rechuté, n'ayant pas les médicaments appropriés.

A présent, il a un traitement... Très lourd...
Avec Leponex, Abilify, Lepticur.
Mon fils s'est résigné, il sait qu'il a besoin d'être traité.
Il n'est plus dans le déni de la maladie ; il nous confie ses angoisses quand il a des hallucinations auditives et nous le rassurons aussitôt en lui rappelant que c'est son cerveau qui est malade, que les voix qu'il entend ne sont pas réelles.
Il a souvent besoin d'être rassuré par rapport à ce mal-être ; c'est vraiment compréhensible !
Il est très gentil.
La maladie psychique d'Eric éloigne des gens ; il n'est pas contagieux.
Il ne dit jamais de mal de qui que ce soit, n'en veut à personne.
Sa grande humilité fait de lui, quelqu'un de très attachant et intéressant.
Cette terrible maladie qui se soigne mais ne se guérit pas et qui l'emprisonne me fait tellement grandir en même temps !
On découvre d'autres réalités...

C'est un Cancer Psychologique qui détruit toute une famille entière si celle-ci n'est pas combative.
Le remède est tendresse et attention de la part des siens ; c'est un bon remontant "Un Appui".
L'hôpital psychiatrique nous était devenu presque familier à force d'y conduire notre fils à une certaine période...
Des malades, souffrant de pathologies plus sévères que celle d'Eric commençaient à bien nous connaître ; certains venaient au devant de nous, empruntant une démarche raide ou maladroite (effets secondaires des neuroleptiques) pour nous donner une poignée de main et probablement, l'envie de discuter un peu.
Là, on devinait avec facilité, qu'ils attendaient un certain réconfort de notre part ou tout simplement quelques mots... C'est si simple !
Notre gorge se serrait, on avait envie de leur parler, de les rassurer aussi... 
Beaucoup avaient l'âge de notre fils et demeuraient définitivement à l'hôpital, parce que leurs père et mère étaient décédés ; par manque de structures adaptées à leur cas et l'ignorance du restant de leur famille, alors ce lieu était devenu leur seul refuge.
On finit toujours par s'habituer...
MON SENTIMENT...

Information... Formation... L'essentiel...
Il n'y en aura jamais assez pour faire évoluer les esprits et les choses évolueraient de façon plus objective autour de cette maladie.
Notre population n'est pas sensibilisée sur le problème de la Maladie Pychique qui augmente considérablement.
La Maladie Psychique ne se guérit pas mais se soigne. Les molécules pouvant guérir cette maladie n'existent pas à l'heure actuelle.
Il y a des traitements avec beaucoup d'effets secondaires...
Un malade psychique n'est pas fou, il est simplement prisonnier de ses délires.
Comme il est conscient de sa pathologie, il souffre. (Même si à certains moments, il est dans le déni de la maladie).
L'univers qui nous entoure est souvent hostile, les mettant mal à l’aise (la rue, les magasins, les transports, l’incompréhension des gens)…
Ils sont souvent très touchants par leur grande humilité, sensibilité, résignation.
Vous savez, cette maladie est un cauchemar pour les proches qui se sentent impuissants, abandonnés.
C'est un sujet encore très tabou dans notre société.
Quelquefois, quelques mots suffisent...
 
L'hôpital psychiatrique en France est bien malade.
Pour le remettre sur pieds, la tâche est énorme.
La Schizophrénie est en voie d'augmentation (chômage, miséreux, délinquance, drogue, alcool, etc)...
Que de souffrance !

Nos services psychiatriques sont en régression :
.Manque de personnel (mais les infirmières sont admirables, pleines de dévouement).
.Suppression de lits régulièrement en conséquence les urgences renvoient les patients en détresse, chez eux.
.La maladie psychique diminue les facultés intellectuelles si celles-ci ne sont pas entretenues.
.Peu d'activités sont proposées pendant les hospitalisations car pas assez de personnel qualifié.
.Manque d'Hôpital de Jour dans nos villes de Province...
Dommage...
(Les traitements lourds que doivent supporter les malades psychiques, les endorment énormément aussi ; le fait de se rendre tous les matins, à la même heure, en Hôpital de Jour, leur crée un but et évidemment, cela leur évite de se recoucher toute la matinée après avoir pris leurs comprimés).
.Médecins venant de l'étranger, engagés sous contrat pour quelques mois seulement et sous-payés, donc mauvais suivis, très mauvais prise en charge pour les malades psychiques.
.Familles dans l'isolement quand leur proche sort de l'hôpital.
.La maladie psychique diminue les facultés intellectuelles si celles-ci ne sont pas entretenues et peu d'activités sont proposées pendant les hospitalisations car pas assez de personnel qualifié.
.Des salles restent inoccupées car des animateurs n'existent pas.
.Il serait bien d'instaurer des groupes de discussion dans les services psychiatriques afin que les familles puissent échanger leurs idées avec le personnel psychiatrique.

Quand les patients sortent de leur hospitalisation, en principe, ils devraient réintégrer une structure adaptée durant la journée pour y effectuer un travail en E.S.A.T (Centre d'Aide Par Le Travail) ou autre...
C'est rarement le cas.
Là encore, manque de structures ou peu de personnes acceptées car le nombre est très limité.
Pas assez de places.
(Pas de retraite également pour toutes ces personnes embauchées en E.S.A.T qui travaillent pourtant comme des employés ordinaires).
Le montant de l'A.A.H (Allocation Adulte Handicapé) est très minime.

Le printemps peut revenir pour tous ces gens dont le cerveau est bien malade.
Peut-être pourront-ils un jour, écouter comme tout le monde le doux chant des oiseaux qui nous rappelle que la vie est là.

Nous devons nous remettre en question car nous sommes tous concernés.
REACTION...

Des méthodes arriérées réapparaissent progressivement.
Les exigences de "modernité" ne conduiraient-elles pas à une réactualisation de pratiques
passéistes, telles que le tri, la mise à l'écart, l'enfermement irréversible des populations "marginales", au sein de laquelle se reproduirait une version contemporaine des antiques "gardiens de fous ?
Nous ne pouvons rester insensibles à cette triste réalité !
 
MON OPINION...

La schizophrénie n’est pas seulement génétique...
(On cherche quelquefois des explications compliquées et lointaines avec de grandes théories)...

C'est la première maladie à laquelle on ne pense pas.

Et pourtant…
Notre cerveau ! Si solide et si fragile aussi…

Nous vivons dans un monde tellement toxique, trop matérialiste avec des technologies progressant trop rapidement.
La nature elle-même se rebelle face à l'homme "destructeur" qui l'empoisonne, qui ne sait plus aimer, prendre soin de l'autre, l'écouter, le respecter, l'accepter tel il est.
L'homme est-il devenu une "machine humaine" ?

Le mot schizophrénie est souvent synonyme de culpabilité, dans l’esprit des personnes.
De nombreux parents s’imaginent avoir réussi l’éducation de leurs enfants puisqu’ils ne sont pas  schizophrène, ont l'air en bonne santé, etc…


Les ignorants préfèrent culpabiliser cette maladie peut-être par peur, par crainte ?
Façon de se protéger de la schizophrénie qui pourrait survenir au sein de leur foyer ?
Dans leur ressenti, « maladie honteuse, sale, qui ne doit jamais arriver »…

Pourtant, la schizophrénie est une maladie comme une autre qui est très fréquente de nos jours, peut survenir dans n’importe quelle classe sociale, n’importe quel foyer.
Il serait bien de faire lever ce « TABOU » qui freine en même temps, l’évolution, la progression quant à la thérapie de cette pathologie.

Il n’appartient pas seulement aux scientifiques de s’intéresser à cette maladie, tout le monde est concerné.

Prévenir pour éviter l’insupportable de celle maladie, véritable cancer psychologique, qui détruit la personne atteinte, tout son entourage, sa famille.

Je pense qu’il est urgent de développer, étendre davantage l’information sur cette maladie qui risque de ne jamais être comprise si nous ne commençons pas par le fondamental, c’est-à-dire, informer les enfants, les adolescents, dans les écoles, organiser des réunions parents-élèves-enseignants, par des professionnels, psychologues, témoignages de familles touchées par la maladie, mères se retrouvant seules avec la maladie de leur enfant, expliquant que la schizophrénie arrive aussi avec la drogue par exemple, car les stupéfiants sont hélas d’actualité, résultat du malaise d’une société en difficulté ; la délinquance augmentant avec la misère, le chômage s’accroissant considérablement.

Il faut arrêter de banaliser les effets secondaires du Cannabis ou autres et expliquer à notre population que notre société fabrique la schizophrénie.
Dire que les schizophrènes ne sont pas tous de grands criminels en puissance mais surtout des victimes d’un système trop sélectif, d’un monde en souffrance.

Nos enfants sont les proies d’une société qui évolue de façon trop rapide et désordonnée, qui les rend coupables le plus souvent.

Les schizophrènes coûtent chers à leurs parents et les pouvoirs publics délaissent nos services psychiatriques qui reviennent progressivement à des méthodes arriérées, voire malsaines dans certains endroits, par manque de moyens, ce qui ne fait qu’augmenter la souffrance des malades et de leurs familles.
INFORMATION...

HANDICAP PSYCHIQUE :

Le handicap psychique a pour origine une maladie psychiatrique.
La maladie apparaît dans l'enfance, à l'adolescence ou à l'âge adulte.
Les capacités intellectuelles peuvent être soit conservées, soit affectées.
Le handicap est dû aux troubles du comportement et du jugement et entraîne des difficultés à
s'adapter à la vie en société.
Le handicap est durable ou épisodique. Il existe des périodes de rémission et de réduction des
symptômes de la maladie.
Les difficultés entraînent des problèmes de relation à soi et aux autres.
Le plus souvent, le repli sur soi entraîne un isolement et une vie qui se situe en dehors de la société.
 



 
 
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