Les Mots Et Les Choses De La Vie...

Geneviève

(Des publicités apparaissent sur cette page... Désolée, je n'en suis pas responsable).
 

Le clown…
 
Autour d’elle, des mensonges et des faux-culs.
L’atmosphère devint si lourde,
Qu’elle s’allongea, s’endormit et rêva…
 
Devenue clown…
Elle se déguisa pour s’amuser.
Elle recouvrit ses cheveux d’un petit chapeau rond et noir
Plaça un gros nez rouge au milieu de son visage.
 
Dans la glace, elle voulut se mirer,
Afin d’observer sa nouvelle tête.
Quelque chose d’inattendu se produisit…
Le miroir ne lui renvoya pas l’image joyeuse qu’elle attendait.
 
Ses yeux se remplirent de larmes,
Son reflet ne laissait entrevoir que les traces
De nombreuses années de chagrin.
Elle était laide.
Comme le clown avait l’air triste.

 
Elle entendit un battement d’ailes…
Sur le rebord de la fenêtre, un bel oiseau s’était déposé.
C’était une colombe.
Délicatement, elle s’approcha d’elle pour la caresser…
A cet instant, son rêve prit fin.
 
Elle se réveilla, ouvrit les paupières…
La pièce était inondée par la lumière du soleil.
Elle se leva et alla jusqu’à la porte entrouverte.
Un vent léger soufflait doucement sur ses joues.
 
Le spectacle était beau !
La jument venait de donner le jour à son poulain.
Les poules picoraient dans le jardin.
L’herbe était très verte.
Son petit chien qui l’avait suivie, lui léchait la cheville.
Elle se baissa, le prit dans ses bras et le serra intensément contre sa poitrine.
Son cœur se mit à battre très fort.
La nature fleurait bon !
 
Alors, elle reprit ses occupations et s’activa…
Elle fut prise par l’énorme envie de faire un gâteau au chocolat
Dont l’odeur s’installa dans toute la maison.
Un climat d’apaisement semblait régner,
Elle se sentit bien.
 
La vie continuait…
Elle se remit à vivre pour ses enfants, pour ceux qu’elle aimait très fort.
Mais aussi… Pour elle.
Elle avait confiance !
 
Geneviève. 

 
Demain, il fera jour....

Ce matin, en entrouvrant mes volets...
Les roses étaient si belles !
La nature sentait bon, elle m'appelait...
M'invitait à venir savourer son odeur, ses bruits, sa lumière, sa beauté...

La Jument

Elle s’endormit épuisée…
Quand elle se réveilla,
Elle comprit qu’elle s’était trompée de route.
Comment avait-elle fait ?

Elle sut que le voyage serait difficile,
Au rythme d'une marche particulière.
Chaque pas représentant probablement l’interminable.

Après quelques années,
L’obscurité ne l’effraya plus car il faisait sombre depuis si longtemps…
Décidant d’oublier le noir dans lequel les peines et les chagrins l’avaient plongée,
Elle chassa aussi les ridicules de ses pensées,
Ceux qui firent semblant…
Devant la sauvagerie que l’être humain lui infligea,
« L’homme au fouet. »

Le cœur blessé de la petite jument se mit à battre très fort.
Alors, sous l’orage et la pluie battante, elle continua d’avancer…
Elle emprunta ce long chemin sinueux et pierreux.
Ses chevilles vieillies et fragiles ne l’empêchèrent pas de galoper à toute allure.
Un vent très fort venant fouetter son visage, lui redonna oxygène et courage.

Le tonnerre devint de plus en plus violent, la tempête fit rage !
Elle accéléra le trot puis se mit à courir,
Pensant que tout au bout, là-bas, il faisait très beau…
Qu’il existait un monde sans harnais ni fouet.

Ses deux poulains devaient certainement s’y trouver ?
Bientôt enfin, ils pourraient de nouveau se blottir contre elle !
Allaient-ils la reconnaître ?
Comme ils devaient être grands maintenant !

La crinière battante, le corps ensanglanté par les ronces la déchirant au passage,
Comme elle était belle et noble, notre petite mère éperdue de douleur,
A la galopade si impressionnante !

L’amour infini, si profond, qu’elle portait en elle, ne pouvait pas l’arrêter.
Elle parcourut la campagne à folles enjambées,
Allant toujours plus loin, encore et encore…
L’espoir lui donna des ailes.

Après le retour des oies blanches et des grues cendrées,
Les premiers jours du Printemps,
Le soleil inondait déjà les prairies…

Ce matin-là, on entendit bien le chant des oiseaux.
Dans l’herbe encore fraiche, s’étendait, inerte, le corps d’un cheval…
Une jument à la beauté enivrante, endormie à jamais,
Rêvant à ses petits et à la douceur des caresses...
Ô combien de larmes versées par ce bel animal !
Geneviève.



La bêtise…
 

Que dire de l’absurdité ?
Sinon qu’elle est éternelle, sans limites…
L’être humain ne l’a pas créée car elle fait partie de lui.
Son cerveau la cultive, l’enrichit chaque jour un peu plus.

 
Quand l’homme a atteint son sommet, il fait si beau !
Ambitieux, avide de pouvoir,
Contempler, admirer, ne lui suffisent pas.
Narcissique et égocentrique,
Trop cupide, son désir de dominer envahit tout son esprit.

 
Dans l’univers du ridicule qu’il a perfectionné,
Cet infini de l’imbécillité, l’inintelligence,
Il va vivre sa bêtise humaine,
Qu’il répandra inévitablement autour de lui.

 
Trop sûr de sa personne et toujours plus bête,
Dans son monde onirique, il s’ennuya peut-être, parce qu’à cours d’âneries ?
Alors… Il se composa un personnage imaginaire :
« Dieu » qui créera celui qui apportera la preuve que Dieu n’existe pas.

 
Prions pour que l’homme devienne intelligent !
 
Geneviève
 
 
 



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